Holmes, D orcid.org/0000-0001-9079-3582 (2016) Literary Prizes, Women, and the Middlebrow. Contemporary French Civilization, 41 (3-4). pp. 437-448. ISSN 0147-9156
Abstract
Annual literary prizes began life in 1903 in France with the founding of the Prix Goncourt, and they have proliferated there more than in other nations. Yet prizes are not always greeted by their recipient with unalloyed joy: an “antiprize rhetoric” is part of the standard response for to win the Goncourt, for example, “tient à la fois du banc d’infamie et de la légion d’Honneur,” as Sylvie Ducas puts it. Though of immense advantage to an author’s career and financial fortune, prizes are tainted not only by the cynical assumption of a corrupt relationship between publishing houses and juries, but also by the incompatibility between the image of the writer as solitary, authentic, and aesthetically ahead of his or her time, and the fact that prizes mean a large mainstream readership. Prizes, in other words, are demeaningly middlebrow. Women, unsurprisingly, have formed a small minority of prizewinners, and when they do win their response tends to be more positive than that of their male counterparts. The history of women and prizes, including the women-only jury of the Prix Femina (1905) and the readers’ jury of the Prix des Lectrices de Elle (1969), forms the context of this article. Countering the dominant view of prizes, particularly the “feminine” prizes, as favoring a “réalisme accessible au grand public” incompatible with the authentically literary, I use analysis of two (not untypical) twenty-first-century winners of, respectively, the Femina (Léonora Miano’s La Saison de l’ombre, 2013) and the Grand Prix des Lectrices de Elle (Claudie Gallay’s Les Déferlantes, 2008) to argue that these can also be sites of the “middlebrow” in a much more positive sense. That is, prizes may consecrate and promote work that combines the page-turning pleasure of immersive fiction with serious exploration of historical and ethical concerns, through writing that is at once accessible and formally inventive. / Les prix littéraires annuels sont nés en France en 1903 avec la création du prix Goncourt. Depuis lors, ils se sont multipliés, tout particulièrement dans leur pays d’origine. Pour autant, leurs récipiendaires ne les accueillent pas toujours avec une joie sans mélange, l’expression d’une satisfaction mitigée est de bon ton car gagner le Goncourt, par exemple, “tient à la fois du banc d’infamie et de la Légion d’Honneur,” comme dit Sylvie Ducas. Bien qu’ils représentent un avantage professionnel et financier considérable, la réputation des prix est entachée de suspicions de collusion entre les éditeurs et les jurys et par l’incompatibilité supposée entre l’image de l’auteur solitaire, authentique et avant-gardiste et la médiatisation grand public qui accompagne ces distinctions à des fins commerciales. Autrement dit, les prix font déplorablement “culture moyenne.” On ne trouvera pas surprenant que les femmes ne constituent qu’une petite minorité des lauréats de prix littéraires ni qu’elles aient tendance à accueillir leurs rares succès avec un plaisir plus évident que les hommes. Cet article s’inscrit dans le contexte de l’histoire des rapports entre les femmes et les prix littéraires, dont le phénomène des jurys féminins du Femina (1905) et du grand prix des lectrices de Elle (1969) constitue un élément important. A l’opposé de l’opinion dominante qui voudrait que les prix, notamment les prix féminins, promeuvent “un réalisme accessible au grand public” qui serait à l’opposé d’une littérature authentique, cet article s’appuie sur les analyses de deux lauréates récentes, Leonora Miano, prix Femina 2013 avec La Saison de l’ombre et Claudia Gallay, grand prix des lectrices de Elle 2008 avec Les Déferlantes, pour montrer que ces œuvres contribuent positivement à la “culture moyenne.” Ces prix peuvent en effet consacrer des livres qui associent le plaisir de tourner fiévreusement les pages en s’immergeant dans la fiction et des réflexions d’ordre éthique ou historique profondes grâce à une écriture à la fois innovante dans la forme tout en restant accessible.
Metadata
Item Type: | Article |
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Authors/Creators: |
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Copyright, Publisher and Additional Information: | This is an author produced version of a paper published in Contemporary French Civilization. Uploaded in accordance with the publisher's self-archiving policy. |
Dates: |
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Institution: | The University of Leeds |
Academic Units: | The University of Leeds > Faculty of Arts, Humanities and Cultures (Leeds) > School of Languages Cultures & Societies (Leeds) > French (Leeds) |
Depositing User: | Symplectic Publications |
Date Deposited: | 29 Sep 2016 10:01 |
Last Modified: | 01 Dec 2018 01:38 |
Published Version: | https://doi.org/10.3828/cfc.2016.29 |
Status: | Published |
Publisher: | Liverpool University Press |
Identification Number: | 10.3828/cfc.2016.29 |
Open Archives Initiative ID (OAI ID): | oai:eprints.whiterose.ac.uk:105302 |